par la fenêtre. Elle s'est plainte à la police. Peu après, elle a reçu une assignation disant: "Sa Majesté vous ordonne de comparaître à x heures et date pour témoigner". Elle savait lire et était consciente de l'importance du document, mais n'en était pas moins préoccupée. Elle est venue me voir et m'a demandé: "Qu'est-ce qu'une assignation à comparaître?"

Je l'ai lue et me suis demandé: "De quel côté pense-t-elle qu'ils sont ?" À la lire, on aurait pu croire que la criminelle, c'était elle. Mais si elle n'avait pas su lire ? Elle deviendrait alors une criminelle, pouvant être arrêtée pour ne pas s'être présentée au tribunal au moment prévu. Pourtant, elle était la victime.»

Le libellé formaliste de l'assignation ou de la citation à comparaître, y compris son titre même, sont difficiles à comprendre pour la plupart des gens, et non seulement pour les personnes ayant un faible niveau d'alphabétisation. La plupart des gens, et en particulier les personnes ayant un faible niveau d'alphabétisation, ont de la difficulté à comprendre qu'il ne s'agit en fait que d'une convocation au tribunal à un jour et une heure donnés.

L'interrogatoire et le contre-interrogatoire

Chez plusieurs témoins, l'interrogatoire et le contre interrogatoire sèment la confusion. Ils ne comprennent pas pourquoi la poursuite les attaque, alors qu'ils croyaient qu'elle était «de son côté». La nature contradictoire de notre système de justice pénale intimide plusieurs témoins. Là encore, puisque les gens ayant un faible niveau d'alphabétisation ont une piètre estime de soi, et craignent les personnes en situation d'autorité, ils peuvent avoir de la difficulté à comprendre des questions qu'ils comprendraient sans problème dans leur vie quotidienne. De plus, il n'est pas rare que l'on demande à un témoin d'examiner un élément de preuve documentaire. Le tribunal suppose que le témoin


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