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à l'incapacité de comprendre, d'apprendre et de prendre des décisions. Ces préjugés risquent fort d'avoir une influence sur l'issue des instances judiciaires: «Je pense que lorsque les intervenants du système de justice pénale sont placés enface d'une personne qui a uu faible niveau d'alphabétisation, la plupart d'entre eux ont tendance à les ignorer comme s'ils n'en faisaient pas partie. On leur donne bien certains renseignements, mais cela ne leur dit pas grand chose et ils se sentent encore plus stupides. On les traite comme des enfants et non comme des adultes qui ont un problème de lecture ou de compréhension ou, appelons ça, d'alphabétisation et on les traite comme s'ils étaient incapables de comprendre et les gens ne leur consacrent pas suffisamment de temps pour leur donner des explications et ils ne critiquent pas le système, pourquoi le feraient-ils [...].»26 Soyons justes, il ne faut pas mettre sur le dos des professionnels les problèmes systémiques. Le système est surchargé, et tous ont une charge de travail très lourde. Il faut travailler vite et bien. C'est sans doute en raison de ces pressions que les communications entre le secteur de l'alphabétisation et des services sociaux et celui de la justice sont déficientes. |
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| Les obstacles à chaque étape | |
| L'alphabétisation et l'inculpation |
Les problèmes d'alphabétisation peuvent jouer un rôle dans l'inculpation. Il se peut que la personne inculpée n'ait pas eu l'intention de commettre une infraction: elle peut ne pas avoir compris quelles étaient ses obligations, ou la façon dont les choses fonctionnent. Par exemple, un avocat d'une clinique d'aide juridique nous a relaté qu'une femme ne sachant pas lire, qui magasinait habituellement dans un magasin où les caisses étaient indiquées par une affiche représentant une |
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