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Les intervenants dans le domaine disent que les personnes ayant des problèmes d'alphabétisation n'ont généralement pas une estime de soi et une confiance en soi suffisantes pour contester le système. Elles sont intimidées par les autorités. Les policiers et les juges et avocats consultés par la Société John Howard ont convenu que les gens acquiesceront à à peu près n'importe quoi pour que ça finisse. Elles veulent seulement sortir, que ce soit de l'auto-patrouille, du bureau de l'avocat ou du tribunal. |
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Un accusé peut franchir toutes les étapes du proces sus judiciaire sans que quiconque s'aperçoive qu'il a un problème d'alphabétisation. Les intervenants auprès des femmes contrevenantes nous ont dit savoir que la plupart ont des problèmes d'alphabétisation, mais qu'aucune ne le mentionne. Elles ont souvent huit années de scolarité, mais des aptitudes équivalentes à une quatrième année. Par exemple, une femme avait fait défaut de respecter une ordonnance de mise en liberté provisoir. On a constaté plus tard à la maison de transition qu'elle ne savait que signer son nom et qu'elle n'avait pas compris l'engagement qu'elle avait signé. |
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| Même si le problème est décelé, il se peut qu'il soit mal compris ou réglé |
Les conséquences d'un faible niveau d'alphabétisation sont généralement mal comprises, autant par les accuses que par les professionnels du système judiciaire. Si ceux-ci constatent que l'accusé a des difficultés, ils peuvent croire régler le problème en lui communiquant l'information oralement, puis en lui demandant s'il a compris. Ils maîtrisent la situation, et l'accusé n'a pas l'occasion d'apprendre et d'exercer lui-même un certain contrôle. |
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Il arrive souvent qu'on blâme les personnes qui ne savent pas lire ou écrire. On présume qu'elles ont eu le choix, ou qu'elles refusent de s'améliorer. On croit généralement que «tous ont des chances égales» et que le système est équitable. L'analphabétisme est assimilé |
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