sont particulièrement intimidées par les personnes en situation d'autorité. Nombreuses sont celles qui, si elles étaient interrogées par une personne en situation d'autorité, ressentiraient la tension et la gêne que l'accusé en l'espèce ressentait probablement du fait que son capitaine, une personne en situation d'autorité par rapport à lui, servait d'interprète. Il s'agit là de facteurs qui peuvent aggraver les obstacles à la compréhension auxquelles ces personnes doivent faire face.

R.c. Hollis18

Il s'agit d'un arrêt rendu en 1992 par la Cour d'appel de la Colombie-Britannique sur une accusation de conduite en état d'ébriété. La Cour a statué quo, s'il y a des indices que la personne détenue ne comprend pas son droit de recourir à l'assistance d'un avocat, il y a l'obligation de donner des explications additionnelles ou d'en faciliter la compréhension. Bien que la décision d'exercer son droit de recourir à l'assistance d'un avocat doive être une décision éclairée, «en l'absence d'indices au contraire, une réponse affirmative à la question "comprenez-vous ?" supposera nécessairement une compréhension suffisante du point de vue constitutionnel.»19

Quelle leçon les tribunaux peuvent-ils tirer de cette décision en ce qui concerne les personnes ayant un faible niveau d'alphabétisation?

Dans cette affaire, le tribunal a fait reposer sur l'accusé lui-même la responsabilité de faire part du fait qu'il ne comprenait pas. La personne ayant un faible niveau d'alphabétisation a probablement passé toute sa vie à chercher à le cacher. On peut donc douter qu'elle reconnaîtra volontiers ne pas savoir lire ou écrire. Il est important que les policiers, les avocats de la défense et les autres fonctionnaires judiciaires vérifient si les accusés, les témoins et les jurés comprennent vraiment ou non.


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