| Madame la juge Dianne Nicholas Cour de l'Ontario (Division provinciale) Ottawa | |
|
«C'est un problème assez important, et qui mérite de recevoir plus d'attention qu'il n'en reçoit actuellement. La procédure judiciaire est assez formaliste [...]. Il faut que la personne accusée comprenne bien ce à quoi elle fait face. Les cas où elle a un choix à faire, par exemple, sont très compliqués. C'est souvent la première fois que la personne se présente devant un tribunal. Pour une personne sans formation juridique, cela peut être très intimidant. C'est la vie de cette personne qui est en jeu. Le point de départ est de simplifier le langage utilisé. Il faut que le juge et les avocats utilisent des termes simples, ralentissent un peu. Le problème du manque d'éducation est plus grave. On constate souvent que c'est ce manque d'éducation qui empêche la personne de se réhabiliter. Le tribunal se fie beaucoup aux avocats. L'avocat doit comprendre le niveau intellectuel de son client. Je fais un gros effort pour maintenir le contact visuel avec l'accusé ou le témoin. Il est souvent facile de reformuler la question ou de demander à l'avocat de le faire, en termes simples. Il faut que les personnes soient à l'aise pour nous raconter en leurs propres termes ce qui leur est arrivé. Une suggestion simple est de parler lentement et clairement. C'est une simple question de patience et de courtoisie.» |
| Retour | Table des matières | Continu |