• découvrir quand répondre ou comparaître à la suite d'un avis de comparution;
  • trouver le numéro de pièce du cabinet de leur avocat ou du bureau de l'aide juridique dans le répertoire des occupants d'un immeuble;
  • lire ou écrire une déclaration faite aux policiers;
  • relire un écrit pour mieux le comprendre ou corriger un malentendu.

Le niveau d'alphabétisation qu'exige le système judiciaire est encore plus élevé que celui que nécessitent la vie et le travail de tous les jours. Par conséquent, il est probable que la proportion de gens qui auront des difficultés a saisir les concepts et à comprendre la terminologie juridiques sera plus élevée. Dans une étude réalisée en 1995, on a conclu que moins de 25% des Canadiens ont un niveau d'alphabétisation suffisant pour lire les documents juridiques et comprendre la terminologie et les mécanismes du système judiciaire.5

Le niveau d'alphabétisation des contrevenants

Il ressort des statistiques sur les contrevenants que leur niveau d'alphabétisation est encore plus faible. Suivant le Service correctionnel du Canada, le niveau de scolarisation moyen des contrevenants incarcérés pour la première fois est la septième année. En 1994-95, 70% d'entre eux n'atteignaient pas le niveau de huitième année en mathématiques et en langue. 86% n'atteignaient pas le niveau de dixième année.6

Bien que le niveau de scolarisation ne constitue pas une mesure exacte du niveau d'alphabétisation, les recherches effectuées par la Société John Howard dans différentes régions du Canada révèlent que 68% environ des contrevenants avaient un faible niveau d'alphabétisation.7


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